#EspritFayatBâtiment
Construire votre avenir ensemble
Intégration, formation, mobilité
C’est grâce à une diversité de rôles et de profils que les chantiers du BTP s’animent. Bec Construction Champagne, filiale de Fayat Bâtiment, nous le montre à travers le parcours croisé de deux collaboratrices mobilisées dans le Nord-Est.
Stéphanie Dejardin est grutière. Sa présence est clé sur un chantier, car elle apporte à chacun le matériel de construction nécessaire ; y compris des charges très lourdes, dans les étages les plus hauts.
« Il faut être formée à la conduite d’engins, et ne pas avoir le vertige », explique-t-elle. « Ensuite, tout le monde souhaite quelque chose en priorité, je dois donc être patiente et ne pas me laisser déborder ».
Stéphanie s’est reconvertie à partir du monde agricole, sur une suggestion de son conjoint conducteur de tractopelle. 19 ans plus tard, elle n’a aucun regret !
De son côté, Émilie Chouquet se passionnait plus pour la rénovation de sa maison que pour la théorie enseignée au lycée. Elle s’est donc orientée vers un BTS Bâtiment, en alternance avec Bec Construction Champagne. Désormais diplômée, elle agit en tant que maçonne.
« Mes gestes dépendent du type d’opération », nous dit-elle. « Sur les petits chantiers, je vais poser les parpaings manuellement ; sur de gros projets, il s’agit d’installer un coffrage, placer les armatures en acier, puis couler le béton. C’est donc varié et les compétences s’acquièrent au fur et à mesure. »
On pourrait croire que chaque métier réalise ses tâches de son côté, mais il n’en est rien. Les maçons dépendent des grutiers pour se ravitailler en matériel, et à l’inverse, il faut des personnes au sol pour fixer les charges au crochet de la grue. Chacun est donc interdépendant, et la communication est clé ; que ce soit avant, après et bien sûr pendant les chantiers, grâce aux gestes de la main et à la radio.
« Il faut savoir se dire les choses si nécessaire », observe Émilie. Avec Stéphanie, elles se souviennent tout particulièrement d’un projet à Reims pour Kaufman & Broad, comprenant plus de 300 chambres étudiantes et 50 logements. « Nous étions entre 2 chantiers, donc les grues se croisaient et cela pouvait créer de la contrainte, de l’attente. Mais en cas de prise de tête on se parlait, et cinq minutes plus tard nous étions tous passés à autre chose. »
Les rôles d’Émilie et de Stéphanie ne sont pas les seuls à aller ensemble, car bien d’autres métiers leur sont liés : du coffreur-bancheur au ferrailleur, en passant par tout le second œuvre (électricien, plaquiste, plombier…) ; sans oublier le conducteur de de travaux et le chef de chantier.
« Au final, nous sommes tous là pour construire », estime Stéphanie. « Nous avons des compétences différentes mais une valeur commune, c’est l’envie de bien faire. Si le maçon créait des ouvertures de travers dans son mur, alors le menuisier ne pourrait pas poser correctement ses fenêtres ; cela pénaliserait aussi le planning de tout le monde. Heureusement, à force de travailler ensemble, nous connaissons les capacités de chacun et savons qu’il n’y aura pas besoin de repasser derrière. »
Sur les chantiers, la confiance se construit jour après jour. Si certaines personnes hésitent encore à l’accorder à une femme, ces situations deviennent de plus en plus rares, comme le constate Stéphanie chez Bec Construction Champagne. Et bien souvent, les derniers doutes s’envolent dès lors que les compétences et le savoir-faire sont démontrés.
Quant aux proches, il n’y a pas eu de difficulté à leur faire comprendre et accepter ce choix de carrière.
« Ma famille m’a tout de suite dit : vas-y, fonce si c’est ce que tu aimes faire », nous confie Émilie. « Pour ma part, c’est mon conjoint lui-même qui m’avait conseillé ce métier, cela a donc été très fluide », abonde Stéphanie.
« Je dis aux jeunes femmes de ne pas avoir peur, et de se lancer si elles en ont envie », conclut-elle. « Il y aura toujours des gens pour bien vous accueillir. De plus, il existe beaucoup d’engins et de méthodes grâce auxquels il n’est plus nécessaire de mesurer 1,90 m et savoir pousser 150 kg pour travailler dans le bâtiment ! »
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